11/06/2012

mai 2012

L'en-allée

Yaël Cange
Pierre Cordier & Gundi Falk

Préface de Claude Louis-Combet

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Si entendre signifie comprendre, c’est que l’intelligence du monde passe par l’oreille. Saisir le sens de ce qui est implique une opération d’écoute et donc une application aux sons, à la musique, à la voix – souffle, chuchotement, rumeur, rire aussi, et plainte et sanglot, cri jusqu’au hurlement, et silence, enfin, rupture ou plénitude. Dans ce registre, la gamme est variée, on peut dire inépuisable. Des sons, des bruits, des mots, venus d’ailleurs, apportent des informations, forgent des certitudes, soulèvent des émotions, éveillent des sentiments. On dit que la communication est bien établie, que le monde est peuplé, que le temps est au dialogue et que, en vérité, dans la miraculeuse transparence du sens qui tient le cœur et l’esprit en équilibre, la vie vaut d’être vécue.
   
Et sans doute, si en-allée qu’elle soit ou peut-être même parce qu’elle est en allée, la femme qui écrit le poème se souvient-elle, et au plus vif, qu’il y eut un temps et un lieu, des lieux et des vivants, et que l’âme était chaude et que la parole circulait, dans l’amour, on peut le croire, en tout cas dans la proximité et dans l’espoir, tous projets tendus et ouverts, tous mouvements portés à la rencontre.

Extrait de la préface de Claude-Louis Combet

 

ISBN 978-2-87429-091-6
32 euros